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Situations d’urgence à la pharmacie

De la brûlure au malaise, en passant par l’intoxication médicamenteuse, les situations d’urgence poussant les patients à demander conseil à l’officine sont nombreuses. Zoom sur 5 questions qui nécessitent une réponse urgente.

11/10/2018 3:35pm

Brûlure:

connaître les critères de gravité
Ces critères reposent sur la localisation, l’apparence (surface, profondeur, saignement) et l’origine de la lésion, sans oublier l’état du patient. Une plaie simple (éraflure, piqûre, coupure superficielle) est peu étendue, saigne légèrement et est située à distance de l’œil ou d’un orifice naturel. Elle est jugée grave si elle est douloureuse, profonde, si elle saigne abondamment et si elle est localisée au niveau de l’abdomen, du thorax ou près d’un orifice naturel. Les brûlures au 1er degré et 2e degré superficiel ne sont pas considérées comme graves, uniquement chez l’adulte. En raison du risque majeur de déshydratation, toute brûlure chez le jeune enfant âgé de moins de 5 ans, chez l’adulte de plus de 60 ans ou en cas de maladie chronique (diabète, immunodépression, insuffisance cardiaque ou respiratoire, maladie rénale chronique) doit conduire à une consultation médicale. Les brûlures au-delà du 2e degré superficiel sont toujours graves car pouvant être à l’origine d’un choc cardiovasculaire et d’une baisse de la tension artérielle. En outre, si la surface corporelle brûlée est supérieure à 10%, il existe un risque de choc hypovolémique. La consultation médicale est ainsi recommandée pour une brûlure supérieure ou égale à 0,5%, soit la moitié de la surface de la paume de la main.

Nos conseils
• Lors d’un accident avec une source de chaleur, il est essentiel de maintenir la brûlure sous un jet d’eau tempérée (18-20°C) pendant 20 à 30 minutes.
• Ensuite, désinfecter avec un antiseptique à large spectre et appliquer une crème grasse en couche épaisse, plusieurs fois par jour, sur les brûlures au 1er degré. Il s’agit d’émulsion protectrice et calmante favorisant une meilleure cicatrisation de l’épithélium cutané. Pour les brûlures au 2e degré superficielles et propres, les pansements gras peuvent être employés. Ils sont composés d’une trame en tulle évacuant l’excédent d’exsudat, associée à de la vaseline, réhydratant la peau et/ou des hydrocolloïdes favorisant la cicatrisation en milieu humide. Des pansements membranes sans antibactérien peuvent aussi être utilisés. Ils couvrent la brûlure, la protègent, absorbent éventuellement les exsudats et maintiennent un milieu humide. Plusieurs sous-catégories: hydrocolloïdes, hydrocellulaires, alginates…
• Les antalgiques de premier palier sont à conseiller afin de calmer la douleur.

«J’ai reçu des éclaboussures d’eau de javel dans les yeux»

Tout traumatisme de l’œil (contusion, plaie perforante ou non, brûlure et corps étrangers) est une urgence ophtalmique, même en l’absence de trouble visuel. En cas de projection de produits chimiques, le premier geste à effectuer est de rincer abondamment l’œil touché avec du sérum physiologique, en évitant que l’eau de lavage ne coule sur l’œil sain. L’œil atteint est ensuite protégé, par un pansement occlusif ou une coque, en attendant la prise en charge ophtalmologique.

Le malaise: évaluer et prévenir les secours

En cas de malaise, commencez par mettre le patient au repos, et recherchez de possibles facteurs de gravité (pâleur intense, sueurs abondantes, difficultés à respirer, troubles de la parole, de la vision, de l’équilibre, douleur dans la poitrine, paralysie, maux de tête violents et inhabituels, nausées ou vomissements répétés…). Si un de ces signes est présent, appelez les urgences en faisant préciser au patient les circonstances du malaise. L’hypoglycémie se traduit par une baisse anormale du glucose dans le sang. Il existe un risque d’hypoglycémie principalement chez les personnes traitées par insuline et celles traitées par sulfamides hypoglycémiants. Les signes de l’hypoglycémie sont propres à chacun mais généralement, ils se manifestent par des sueurs, une pâleur, une fringale, une vision floue, des tremblements, une sensation de faiblesse, des troubles de l’humeur (tristesse, agressivité ou euphorie).

Nos conseils
Si le malaise correspond à une hypoglycémie, la demande de sucre du patient est généralement spontanée. Il faut resucrer avec l’équivalent de 15 grammes de glucides, ce qui correspond à 3 morceaux de sucre ou une briquette de jus de fruit (15cl) ou une petite canette de soda non light (15cl), 1 cuillère à soupe de confiture ou de miel. Il est important de vérifier la glycémie 15 minutes plus tard et de compléter le resucrage si elle est particulièrement basse. Une injection de glucagon est, dans certaines indications, nécessaire.

Intoxication médicamenteuse: identifier le risque suicidaire!

Près de la moitié des appels reçus au Centre Antipoisons concerne des médicaments: ingestions accidentelles par de jeunes enfants, surdosages, effets indésirables. Les médicaments les plus couramment utilisés se retrouvent en tête des causes d’accidents: traitement de la fièvre et de la douleur, somnifères et calmants, sirops pour la toux et gouttes nasales.

Nos conseils
À l’officine, il est urgent de prendre l’avis du Centre Antipoisons, voire d’appeler les secours. Les conseils de base sont: ne pas faire boire la victime, ne pas la faire vomir. En cas de lésions cutanées, lavez la zone à grande eau. Le traitement des intoxications est essentiellement symptomatique, et dépend du médicament et de la quantité ingérée. L’intoxication médicamenteuse par des psychotropes constitue le mode de tentative de suicide le plus fréquent.

Contraception: quand il y a urgence

Une diarrhée, des vomissements, le décalage horaire, un oubli de pilule, un préservatif, qui glisse ou se déchire, un anneau vaginal mal placé… peuvent affecter l’efficacité de la pilule et entraîner une grossesse non prévue. Deux types de méthodes sont utilisables pour la contraception d’urgence, la méthode mécanique, avec le dispositif intra-utérin, et la méthode hormonale. Parmi les solutions hormonales: le lévonergestel ou l’ulipristal. Quelle que soit la molécule, l’efficacité de la contraception d’urgence est maximale si elle est prise le plus rapidement possible après le rapport non protégé, et si possible dans les 12 heures qui suivent le rapport non protégé.
• L’acétate d’ulipristal permet de prévenir les grossesses non désirées si elle est prise dans les 5 jours (120 heures) après le rapport non protégé.
• Le lévonorgestrel 1,5mg doit être pris jusqu’à 3 jours (72 heures) après le rapport non protégé.

Conseils à transmettre à toute patiente faisant la demande d’une contraception d’urgence
• Adopter une méthode contraceptive complémentaire (préservatif) jusqu’au début des règles suivantes.
• Informer sur la possibilité d’avance ou de retard des règles.
• Réaliser un test de grossesse en l’absence de règles dans les 5 à 7 jours après la date attendue de leur survenue, en cas de saignement anormaux ou en cas de signes évocateurs de grossesse.
• Conseiller de reprendre un contraceptif d’urgence en cas de vomissements ou de fortes diarrhées dans les 3 heures qui suivent la prise du comprimé.
• Informer, surtout chez les jeunes, que la contraception d’urgence ne peut être qu’occasionnelle, et leur donner des informat